A BRIEF HISTORY OF THE OPERA GARNIER / UNE BRÈVE HISTOIRE DE L'OPÉRA GARNIER
- Fabrice Villelongue
- Nov 9, 2017
- 3 min read

The opera Garnier is a condensed eclecticism in both exterior architecture and interior architecture and furniture, it illustrates the quintessence of Napoleon III style. Need for a new opera In the evening of January 14, 1858, the Emperor and the Empress went to the opera located rue Le Pelletier, in Paris. It was at the arrival of the Sovereign procession that an Italian supporter Felice Orsini sang of the independence of Italy helped by his accomplices throwing bombs on the imperial carriage causing 8 dead and 150 wounded. The Imperial couple miraculously survives but remains marked by this test. Following this dramatic event, Napoleon III decided to build a new, bigger room in a safer neighborhood. Construction A competition is launched and it is the project of Charles Garnier who wins the vote. The work is spread out from 1861 to 1875. First, you have to overcome a large water table. It was therefore necessary to build foundations to both contain the waters and allow the formation of an underground lake. It was then possible to build the opera from above. The project is also slowed down largely by the Franco-Prussian war and the ensuing regime change: it is indeed the Republic that inaugurates this brilliant symbol of the Second Empire! The style Garnier uses eclecticism in both outdoor architecture and interior architecture and furniture. To Empress Eugenie, baffled by the new and composite style of the Garnier building, she replied: "It's Napoleon III, Madame!" Brief description The grand majestic facade welcomes us with its sculptures, arches, columns galore, its allegorical pediment, its crown roof, and its large gilded bronze statues crowning the whole. We cross the large vestibule leaving on the side the 4 statues of Rameau, Lully, Gluck and Handel to reach the small vestibule and the grand staircase. It is a work by itself because of its monumental size, the diversity of materials used (marble, onyx, copper) not to mention paintings, sculptures and gilding. This staircase 30 meters high double revolution is more than just a place of passage, it is a place of sumptuous pageantry where we linger, contemplate and talk. Photo: The grand staircase, Credits: Benh LIEU SONG (Wikimedia Commons)
L'opéra Garnier est un condensé d'éclectisme aussi bien dans l'architecture extérieure que dans l'architecture intérieure et le mobilier, il illustre la quintessence du style Napoléon III.
Nécessité d'un nouvel opéra
Au soir du 14 janvier 1858, l'Empereur et l'Impératrice se rendent à l'opéra situé rue Le Pelletier. C'est à l'arrivée du cortège des Souverains qu'un partisan italien Felice Orsini chantre de l'indépendance de l'Italie aidé de ses complices lance des bombes sur le carrosse impérial faisant 8 morts et 150 blessés. Le couple Impérial en réchappe miraculeusement mais demeure marqué par cette épreuve. Suite à cet événement dramatique Napoléon III décide de faire construire une nouvelle salle plus grande dans un quartier plus sûr.
La construction
Un concours est lancé et c'est le projet de Charles Garnier qui remporte les suffrages. Les travaux s’échelonnent de 1861 à 1875. Il faut d'abord venir à bout d'une importante nappe phréatique. Il a donc fallu construire des fondations permettant à la fois de contenir les eaux et de permettre la formation d'un lac souterrain. Il a été possible ensuite de construire l'opéra par dessus. Le projet est également ralenti en grande partie par la guerre franco-prussienne et le changement de régime qui s'ensuit : c'est en effet la République qui inaugure cet éclatant symbole du Second Empire!
Le style Garnier fait appel à l'éclectisme aussi bien dans l'architecture extérieure que dans l'architecture intérieure et le mobilier. A l'impératrice Eugénie déroutée par le style nouveau et composite du bâtiment Garnier répondra: «C'est du Napoléon III, Madame!».
Description sommaire
La grande façade majestueuse nous accueille avec ses sculptures, ses arches, ses colonnes à foison, son fronton allégorique, son toit en couronne, et ses grandes statues de bronze doré couronnant le tout. Nous traversons le grand vestibule en laissant sur le côté les 4 statues de Rameau, Lully, Gluck et Haendel afin d'arriver au petit vestibule puis au grand escalier. Il est une œuvre à lui seul de part sa taille monumentale, la diversité des matériaux utilisés (marbre, onyx, cuivre) sans compter les peintures, les sculptures et les dorures. Cet escalier de 30 mètres de haut à double révolution est bien plus qu'un simple lieu de passage, c'est un lieu d'apparat somptueux où l'on s'attarde, contemple et bavarde.
Photo : Le grand escalier, Crédits : Benh LIEU SONG (Wikimedia Commons)

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